Ainsi, selon Mme Mamy Princesse SICA, même si elle est extrêmement populaire au sein de la communauté africaine, la pratique vaudou est condamnée à rester dans l’ombre à cause des «nombreux préjugés» qui existent à son égard.«Comme je suis prêtresse vaudou, je me fais souvent demander si je tue des gens avec une poupée de chiffon et des aiguilles! (rires) Tout ça, c’est un truc d’attrape touriste, du pur Hollywood. Le vaudou est incompatible avec toute forme de mal. Il sert à enlever les mauvais sorts et à purifier l’esprit par des sacrifices et des offrandes», soutient-elle. Ainsi, même si elle a parfois recours à des exorcismes, la jeune femme se limite la plupart du temps à aider les vaudouisants en laissant les «esprits parler» par des jeux de cartes et de coquillages.

Les sacrifices, eux, sont pratiqués à l’extérieur du Bénin, au grand dam de la prêtresse qui tente actuellement d’obtenir un permis de la Ville afin de pouvoir les pratiquer chez soi.«Nous avons une entente avec un abattoir situé à l’Épiphanie. Nous pouvons y faire nos prières et repartir ensuite avec la viande de l’animal sacrifié. Je trouve dommage que nous ne puissions pas le faire sa au Bénin», affirme-t-elle.

Prêtresse à 15 ans d'experience : Mamy Princesse SICA  est une sommité dans le domaine du vaudou au Bénin. Digne représentante de la quatrième génération de prêtresse vaudou dans sa famille, elle admet toutefois qu’il s’agit là d’une responsabilité parfois lourde à porter.«Il est important de savoir que l’on est souvent prêtre ou prêtresse de mère en fille ou de père en fils. Les esprits nous choisissent à la naissance. J’ai commencé à pratiquer à temps plein à l’âge de 15 ans, mais je me doutais que j’étais prêtresse depuis que j’étais toute petite.

J’ai attendu, car je voulais vivre une enfance normale. Ma mère, elle, est devenue prêtresse à 7 ans», se remémore-t-elle.Aujourd’hui, sa petite nièce de 15 ans a été désignée comme son successeur. Mamy Princesse SICA espère vivement que l’avenir réservera de meilleurs jours à la pratique vaudou.«Au Bénin, on fait comme si le vaudou n’existait pas. Pourtant, le vaudou est extraordinaire en ce sens où il ne fait pas de distinction entre les hommes et les femmes. Il n’y a aucune discrimination non plus envers les homosexuels. C’est ouvert à tous. Je rêve du jour où il existera un temple de vaudou pour moi enEurope . Les préjugés tomberont alors et le vaudou pourra enfin sortir de l’ombre».

Grande Prêtresse Mamy Princesse SICA

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